Les midis-rencontres ont habituellement lieu les mercredis, sauf mention contraire, à la salle 7160 du Pavillon de Koninck et ce, de 11h30 à 12h30.
Les midis-rencontres ont pour but de permettre des échanges entre les chercheurs du Centre et de susciter des contacts fructueux avec des chercheurs de l'extérieur ou avec des auteurs. Les étudiants au doctorat et au post-doctorat y obtiennent également une tribune privilégiée pour soumettre leurs recherches.
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« Relire la chronique (1900-1930) »
Peu étudiée, l'écriture de la chronique au Québec mérite une attention qui s'explique avant tout par une ambiguïté fondamentale. Genre populaire, éphémère, et, pour cette raison, plus libre, moins « codifié » que ne l'est la poésie, la chronique offre au lecteur d'aujourd'hui un répertoire des usages et des convenances d'une époque, mais représente peut être l'un des foyers les plus insoupçonnés de l'émergence d'une sensibilité moderne au Québec.
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«Les Riches heures de Port-Royal (premier établissement fixe européen en Amérique du Nord)»
Dans la perspective du 400 e anniversaire de la fondation de Port-Royal en Acadie (août-septembre 1605), j'ai l'honneur de vous proposer une conférence sur les brillants débuts de cette aventure : matériels, mais surtout humains et culturels, puisque sur une courte période, on put voir se manifester les signes d'un nouveau projet de civilisation.
Cette conférence s'appuiera sur des documents visuels, et sur des lectures des premiers textes européens (notamment poétiques) écrits en Amérique du Nord entre 1606 et 1607. Elle est susceptible d'intéresser les étudiants de lettres et d'histoire qui ont cette période à leur programme, ainsi, plus généralement, que tous ceux que passionne la fondation du Canada et de la Nouvelle-France.
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« Géométrie et camouflage : des enjeux d'écriture »
Au cours des dix dernières années, mon travail d'écriture a essentiellement tourné autour d'une seule préoccupation: comment combiner les structures complexes, voire sybillines, avec le rythme des genres littéraires (prétendûment) populaires? Plusieurs auteurs modernes ont développé des stratégies intéressantes, depuis Jorge Luis Borges jusqu'à Haruki Murakami, en passant par Umberto Eco. Comment s'approprier et actualiser ces stratégies? Je propose un tour d'horizon, en espérant apporter au débat davantage de questions que de réponses.
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« Le monde du rock et la littérature »
Rock et littérature sont pris dans des rapports symétriques méconnus. Je souhaiterai faire émerger ce que le rock fait à la littérature et ce que la littérature fait au rock en prêtant attention aux pratiques concrètes d’écriture et de publication, qui, en tant que fait littéraire, fondent ce qu’il est permis d’appeler une littérature rock. Cette littérature rock se cristallise dans des objets, des acteurs et des dispositifs. Les objets se matérialisent sous la forme de livres, magazines ou disques. Les acteurs renvoient à la figure du critique rock, de l’écrivain ou du musicien. Et les dispositifs sont tout simplement les genres littéraires et musicaux, avec leurs systèmes de contraintes (codes, normes et valeurs). Cette communication visera à explorer le caractère polymorphe de cette littérature spécifique.
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« Littérature et identité nationale : la place de la traduction »
Au-delà des questions d'intégration, de domination, de sécurité, de dynamique de marché, de politiques économiques, de revendications nationales et identitaires, l'Américanité se pose aussi en termes d'imaginaire. Et si les questions d'ordre politique et économique sont plutôt source de conflits et révélateurs d'une asymétrie qui va s'accroissant dans les Amériques, l'imaginaire américain, en revanche, paraît refléter davantage de convergence que de divergence. Il est en effet remarquable de voir à quel point cet imaginaire prend des formes semblables d'un bout à l'autre des Amériques, nombre d'anthologies publiées ces dernières année traçant d'étonnants parallèles entre nos cultures respectives. Ce ciment-là est fait pour durer. Il ne demande qu'à être alimenté. Le propos que je souhaite développer dans ma communication est qu'un des meilleurs moyens dont nous disposons pour alimenter cette mouvance de l'imaginaire américain est la traduction. Et à cette fin, je souhaite m'inspirer de différents exemples : celui du Centre de traduction littéraire de Banff, créé il y a trois ans et qui invite chaque année, à la suite d'un concours supervisé par un Conseil consultatif, des traducteurs canadiens et étrangers à venir travailler pendant un mois sur un projet de traduction relié aux Amériques; celui de la Feria del Libro de Guadalajara de décembre 2003, où le Québec était l'invité d'honneur et où de nombreux projets de traduction ont vu le jour; celui enfin d'un projet de recherche que nous avons mis sur pied à l'Université Laval dans le but d'étudier les modes de diffusion de la culture canadienne au moyen de la traduction littéraire.
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