Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire (site UQAM), et le CRILCQ-UQAM vous invitent cordialement à assister aux conférences organisées dans le cadre de leur cycle de midi-conférences. Il s'agit d'une initiative conjointe, dont l'objectif est de créer un espace informel de discussion et d'échanges où les stagiaires postdoctoraux et les étudiants de 3e cycle associés à l'un ou l'autre des deux centres pourront présenter leurs travaux en cours.
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Hiver 2010
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Gwenn Scheppler (CRILCQ– U. Laval) Mardi, 12 janvier 2010, 12 h 00 à 13 h 00, UQÀM Résumé : Lors de cette conférence, Gwenn Scheppler présentera les grands axes de sa recherche postdoctorale sur les formes de distribution alternative du cinéma au Québec entre 1930 et 1960. Ces recherches se concentrent plus précisément sur les formes de projection où la parole avait une place prépondérante, sous la forme du boniment, du prêche, de la conférence ou encore de la simple discussion. Quatre institutions principales ont organisé de telles projections pendant ces trois décennies : les prêtres-cinéastes, les circuits des représentants de l'Office National du Film du Canada, le Service de Ciné-Photographie du Québec ainsi que le mouvement des cinéclubs de l'Action Catholique. La conférence vise dans un premier temps à décrire et documenter les systèmes mis en place par ces quatre institutions et la logique globale de l'organisation des projections. Au-delà de leur fonctionnement, il s'agira de montrer leur importance et leur diversité. Dans un deuxième temps, nous questionnerons leurs interactions et la façon dont elles ont reflété le contexte socioculturel de l'époque. Gwenn Scheppler, docteur, auteur d'une thèse sur les interactions socioculturelles entre l'oeuvre de Pierre Perrault et la société québécoise. Stagiaire postdoctoral du CRILCQ Université Laval, bourse du FQRSC. Co-chercheur de l'Équipe « Cinéma et oralité », Université de Montréal. |
Guillaume Bellon (Figura) Mardi, 26 janvier 2010, 12 h 00 à 13 h 00, UQÀM Résumé : « Raconter » l'histoire des fous et des anormaux (Foucault), dévider la « fable » du pouvoir souverain (Derrida), faire comme si on allait écrire un roman (Barthes) ou « penser par anecdotes » certains tableaux de Michel-Ange (Deleuze) : ces propositions instituent chacune un jeu de la parole enseignante avec la fable. En portant attention à ce que Derrida nomme la « mise en scène » du discours de savoir, il s'agit de considérer le recours à la fable non comme un défaut de méthode (signe d'un manque de rigueur ou de distance à l'objet), mais comme défaut de discours. On voudrait par là observer ces moments où les autres discours (notamment l’exposé « scientifique ») ne sont pas à même de prendre en charge une pensée « fragile », incertaine de ses présupposés comme de ses conclusions. En se soustrayant au régime du vrai et du faux, du démontrable ou du réfutable, la fiction permettrait ainsi au professeur de proposer une image singulière de la pensée, plus proche de ce que Deleuze nomme son « cri » et que Barthes appelle son « champ de nuances infinies » – loin des réductions du système ou de la dissertation. Guillaume Bellon, stagiaire postdoctoral au centre « Figura », mène actuellement des recherches sur le cours comme « style de pensée ». Il co-organise avec Jean-François Hamel un colloque international sur cette question, les 23 et 24 avril prochain. Docteur de l’Université Stendhal, Grenoble III, il est par ailleurs rédacteur en chef de la revue Recto/Verso, revue de critique génétique en ligne (http://www.revuerectoverso.com). |
Marie-Frédérique Desbiens (CRILCQ– U. Laval) Mardi, 9 février 2010, 12 h 00 à 13 h 00, UQÀM Résumé : Des années 1980 à aujourd'hui, le roman historique a connu une floraison exceptionnelle tant au Québec et en Amérique du Sud qu'en France. Le plus souvent relégué du côté de la littérature de grande consommation, ce genre est pourtant pratiqué, depuis son émergence au XIXe siècle, par nombre d'auteurs légitimés. De plus en plus de chercheurs et d'écrivains érudits composent d'ailleurs des récits historiques qui forment une branche particulière de ce genre : « le roman de spécialiste ». C'est à cette dernière catégorie qu'appartiennent L'allée du roi (1981) de Françoise Chandernagor et Les aventures de Nicolas Le Floch (2000-2009) de Jean-François Parot que j'aborderai ici, non seulement dans leurs formes romanesques mais également dans leurs versions télévisuelles. L'analyse de ces oeuvres littéraires démontrera d'abord qu'elles comportent plusieurs des caractéristiques du « nouveau roman historique » – tel que défini par Seymour Menton –, et qui se distingue du roman historique romantique axé sur la dimension nationale tout en gardant des liens étroits avec le roman-feuilleton des années 1830. Un examen des téléséries dont les romans ont fait l'objet permettra ensuite de cerner les principaux éléments mis de l'avant dans ces adaptations (tensions dramatiques, ascension des protagonistes, dimension gothique, etc.), qui élargissent ou modifient la portée et les visées des textes. Cette communication sera ainsi l'occasion d'interroger les notions de savant et de populaire qui, loin de simplement s'opposer, s'entrecroisent dans l'étude de la fiction historique et circulent d'une sphère médiatique à l'autre. Après avoir rédigé un mémoire sur les dernières lettres de Chevalier de Lorimier, Marie-Frédérique Desbiens a collaboré à des éditions critiques sur l'histoire et les écrits de Patriotes (15 février 1839 ; Histoire des Patriotes de Gérard Filteau). S'inscrivant dans la même perspective de la sociologie de la littérature et des études culturelles, sa thèse sur le premier romantisme au Canada (« La plume pour épée, 1830-1860 », ULaval, 2005) l'a amenée à publier des articles dans différents collectifs (Les oubliés du romantisme ; Portraits des arts, des lettres et de l'éloquence au Québec ; Littérature et cinéma au Québec) et à diriger des dossiers de revues (Bulletin d'histoire politique ; Québec français). Elle a également prononcé plusieurs communications au Québec et en Europe sur ces questions ainsi que sur le roman historique, principal sujet de la recherche postdoctorale qu'elle a poursuivie au CNRS à Paris de 2005 à 2007 et de ses travaux actuels. Cosignataire de La vie littéraire au Québec depuis le sixième tome (à paraître en 2010), elle est actuellement coordonnatrice de ce projet. |
Mathilde Barraband (CRILCQ– U. de Montréal) Mardi, 9 mars 2010, 12 h 00 à 13 h 00, UQÀM Résumé : Cette recherche participe d’une archéologie des représentations contemporaines du fait littéraire. Il s’agit de faire apparaître, au sein d’essais québécois publiés au cours des trois dernières décennies, des figures saillantes de l’écrivain et de son activité, et de se demander dans quelle mesure elles constituent les substrats d’un héritage. L’investigation du corpus est ainsi largement orientée par la recherche de représentations types. Quelles figures de l’écrivain les essayistes québécois contemporains sélectionnent-ils au sein du répertoire qu’a constitué l’imaginaire collectif ? Comment les essayistes mettent-ils en scène leur propre figure ? Ces réflexions permettront plus généralement de questionner le processus de la construction d’une figure d’écrivain, ses modes et ses motivations. Mathilde Barraband, actuellement stagiaire postdoctorale au CRILCQ-site Université de Montréal, est l’auteure d’une thèse sur Pierre Bergounioux et François Bon à la Sorbonne nouvelle (Paris 3). Elle travaille sur les littératures française et québécoise, selon la perspective d’une histoire littéraire du contemporain. |
David (Jhave) Johnston Mardi, 16 mars 2010, 12 h 00 à 13 h 00, UQÀM Résumé : A selection of web-based language-works (interactive, poetic and stylistically genre-diverse) from http://glia.caProjections will be accompanied by commentary by the artist. Digital poetry from a practitioner's perspective is a hybrid art that encompasses interactive interface design, sound composition, video creation, animation and literature. The talk will explore both the theory and techniques that underlie the creation of online digital poetry from both historical and futurist perspectives. Web-curator and independent media-arts practitioner, involved in numerous collaborative and solo digital and in-situ art practises. Focus: Language-based online digital art. Combinatorial poetics, multimedia poetry. Currently, developing works that feature typographic experiments built through a synthesis of Flash, Mudbox, Vegas, Ableton Suite and Mr. Softie Working and exhibiting with, among others: FILE, Champ Libre, Bioteknica , Turbulence.org, Ollivier Dyens, OBX, TML, Symbiosis, Zoi...). His work has been exhibited at 3 new media Biennales: Montreal '03 & '09 & Toronto '04. |
| Anaïs Guilet (Figura) Du cyborg littéraire : le livre et sa textualité à l'épreuve des nouveaux médias Conférence reportée |
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Hiver 2009
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Mathilde Barraband
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Hervé Guay
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Émilie Granjon
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Conférence du 24 mars reportée, nouvelle date à déterminerDavid Jhave Johnston |
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