Les midis-rencontres ont pour but de permettre des échanges entre les chercheurs du Centre et de susciter des contacts fructueux avec des chercheurs de l'extérieur ou avec des auteurs. Les étudiants au doctorat et au postdoctorat y obtiennent également une tribune privilégiée pour présenter leurs recherches.
6 octobre 2009Gwenn SchepplerStagiaire postdoctoral, CRILCQ, U. Laval
|
|
3 novembre 2009Claudine Caronmusicothécaire au Centre de musique canadienne au Québec (CMC) et chercheure à l'Observatoire international de la création et des cultures musicales (OICCM)
|
Pleins feux sur la modernité musicale à Québec d'après la carrière de Léo-Pol Morin : formation et concerts Résumé : Le pianiste Léo-Pol Morin (1892-1941) est un pionnier de la modernité musicale au Québec. La cofondation du Nigog (1918), ses échanges avec les écrivains et les artistes, ses fameux récitals à Paris (1921/1923), sa tournée européenne avec Maurice Ravel (1923), le « Festival Debussy » (1927) et la publication de Papiers de musique (1930) ont notamment contribué à nourrir sa réputation. Cependant, malgré que son apport au milieu musical soit mentionné dans l'ensemble des ouvrages sur la vie culturelle québécoise de l'époque, on connaît très peu les détails de sa carrière de concertiste. Comment Léo-Pol Morin découvre-t-il le répertoire « moderne » dont Debussy sera la figure de proue ? Quels programmes musicaux présente-t-il en concerts ? Comment le public réagit-il à l'audition d'œuvres « nouvelles » ? Centrée sur des documents archivistiques entourant sa formation et sur les dossiers de presse de ses concerts, cette communication aura pour objectif de raconter les points saillants du parcours de Léo-Pol Morin, de sa première formation à Cap-Saint-Ignace à l'ensemble des concerts de musique « moderne » qu'il présente à Québec. Série de conférences « Penser la musique aujourd’hui » de la Faculté de musique en partenariat avec le CRILCQ |
24 novembre 2009Gwenn SchepplerStagiaire postdoctoral, CRILCQ, U. Laval |
Le Service de Ciné-Photographie de la Province de Québec, 1940-1960 Résumé : À l'occasion de cette conférence, Gwenn Scheppler nous propose de découvrir ou mieux connaître une institution québécoise qui a durablement marqué le cinéma québécois pendant les deux décennies qui ont précédé la Révolution Tranquille : le Service de Ciné-Photographie de la Province de Québec. De nos jours, le Service est surtout connu pour ses productions, notamment les films des prêtres-cinéastes (parmi lesquels Maurice Proulx, Albert Tessier, Jean-Marie Poitevin). Mais son objectif principal était avant tout la distribution de films éducatifs à travers toute la Province, notamment pour contrer l'influence de l'Office National du Film du Canada. À cette fin, il développa des stratégies bien particulières, qui se démarquent profondément de celles qui furent développées à l'ONF et reflètent des modes de pensée caractéristiques de l'époque. Cette conférence propose d'abord de faire l'historique du Service de Ciné-Photographie entre 1940 et 1960, en insistant sur les stratégies de distribution et de production qui y furent développées. Elle propose ensuite de détailler les relations entretenues avec l'ONF. Enfin, nous étudierons plus en détail le parcours de l'abbé Maurice Proulx et l'influence qu'il eut sur les destinées du Service. |
21 janvier 2009
|
|
23 février 2009Hélène DorionPoète |
Entretien avec Hélène Dorion Résumé : L’œuvre poétique d’Hélène Dorion connaît un rayonnement exceptionnel : plus d’une vingtaine de recueils parus tant ici qu’en Europe, traduits dans une quinzaine de langues et couronnés de prestigieux prix, tels le prix international de l’Académie Mallarmé pour l’ensemble de l'œuvre en 2005 et, en 2006, le prix du Gouverneur général du Canada pour Ravir : les lieux. Détentrice d’une maîtrise en création littéraire de l’Université Laval, Hélène Dorion a aussi écrit un essai (Sous l’arche du temps, 2003) et Jours de sable, un récit qui lui a valu le prix Anne-Hébert en 2002. En 2006, les Éditions de l’Hexagone rassemblent les livres de poésie qu’elle a publiés entre 1983 et 2000 en une imposante rétrospective intitulée Mondes fragiles, choses frêles. Les grandes conférences du Département des littératures en collaboration avec le CRILCQ |
26 février 2009Bruno RoyEssayiste, poète et romancier |
L’Osstidcho ou le désordre libérateur Résumé : Quarante ans plus tard, il y a inévitablement la remémoration de Mai 68 en France, le refus de la guerre du Viêtnam aux États-Unis, la contestation étudiante en Occident. L’après-mai 68 éveillera en France une fascination pour la contestation américaine. De 1960 à 1968, par exemple, la gauche française et la gauche américaine se rejoignent spontanément par le biais des révoltes étudiantes. Au Québec, les étudiants partagent des préoccupations communes : le combat contre le racisme, contre l’impérialisme états-unien, contre la guerre au Viêtnam, la gestion des universités et des collèges, l’identification des Québécois aux « Nègres blancs d’Amérique », le consumérisme, etc. Culturellement parlant, les Québécois partagent aussi un même beat universel illustrant la profonde nord-américanité de leur histoire culturelle, dont L’Osstidcho est une illustration concrète. Dans les différents articles et livres que Bruno Roy a publiés sur la chanson québécoise, il était à peine question de cette rupture radicale qu’a imposée le spectacle L’Osstidcho et qu’a vécue le milieu artistique québécois. Le quarantième anniversaire de ce spectacle donnait l’occasion de revenir sur cet événement majeur pour le développement de la chanson au Québec. Série de conférences « Penser la musique aujourd’hui » de la Faculté de musique en partenariat avec le CRILCQ |
Contre les mémoires, le retour de l’Histoire nationale française |
|
|
Résumé : À l’écoute des artistes emblématiques de la chanson française, il apparaît qu’un pan important de leur création ne relève ni exclusivement de la valeur des textes, ni de la richesse des mélodies, mais de la performance vocale. Comment étudier ces caractères interprétatifs, qui jouent un rôle sémiologique essentiel, sans sombrer dans le subjectif ou la prédication métaphorique que dénonce Barthes dans Le Grain de la voix ? L’étude du phrasé vocal, à la croisée entre musicologie et rhétorique, permet d’aborder ce genre musico-littéraire sans exclusive et en respectant la complexité combinatoire texte – musique – interprétation, qui fait de la chanson une œuvre bien éloignée de la simplicité réductrice dans laquelle on la cantonne encore parfois. Toutefois, la chanson s’offre, dans l’immédiateté de la performance, à un public très diversifié, et doit à ce titre porter un sémantisme directement perceptible : le rôle du phrasé en tant que « médiateur » est alors irremplaçable. L’étymologie du mot (phrazeîn en grec signifie « expliquer, rendre évident, faire comprendre ») explicite bien cette fonction essentielle de révélateur du sens. De plus, davantage que dans toute autre musique vocale, la chanson exploite la superposition ou l’alternance de deux phrasés complémentaires : celui de la musique et celui de la langue. En collaboration avec la Faculté de musique de l'Université Laval |
|
22 avril 2009 Gwenn Scheppler Stagiaire postdoctoral, CRILCQ – site Université Laval |
Cinéma et sphères publiques alternatives au Québec entre 1940 et 1960 : introduction Résumé : On constate au Québec, entre 1940 et 1960, le développement de diverses formes de diffusion du cinéma en marge du circuit commercial, dont le principal critère commun était d'impliquer une médiation humaine entre le film et le public : les circuits communautaires des représentants de l'ONF, les cinéclubs liés à l'Action Catholique, les prêtres-cinéastes et le cinéma éducatif du Service de Ciné-Photographie de la Province de Québec en sont les exemples les plus connus. Malgré leur nature marginale, ces formes pouvaient rassembler un public nombreux, et leur succès fut tel qu'il n'est pas impossible qu'elles aient marqué durablement la société québécoise dans son rapport au cinéma, et influencé de plus des pratiques ultérieures comme le cinéma-direct. Dépendant d'institutions différentes, ces formes pouvaient fortement diverger dans leur organisation et les objectifs qu'elles poursuivaient : ainsi, tandis que les représentants de l'ONF et les cinéclubs avaient comme principe de favoriser la discussion, les prêtres-cinéastes et les circuits de cinéma éducatif remplissaient plutôt des missions didactiques. Le cinéma constituant un enjeux socioculturel de premier ordre à l'époque, il est à noter aussi que ces formes, en raison même de leurs différences, traduisaient en fait un fort antagonisme sur le plan social et politique, et qu'elles sont entrées en conflit à de multiples reprises. Nous proposons donc, le 22 avril, de mettre en place un panorama général des pratiques alternatives de diffusion du cinéma qu'on trouve au Québec en 1950, qui reflète leur(s) logique(s) globale(s) et leur diversité. Nous proposons ensuite – par le biais d'un cycle de conférences aux Midis du CRILCQ – de revenir au cours de l'année 2009-2010 plusieurs fois et en détails sur chacune de ces pratiques et sur leurs antagonismes, ainsi que leur évolution entre 1940 et 1960. |
21 mai 2009Cécile VanderpelenUniversité libre de Bruxelles, lauréate du prix Pierre Savard (2009)
|
Littérature et catholicisme. Résumé : Cécile Vanderpelen, lauréate du prix prix Pierre Savard (2009) du Centre international d'études canadiennes pour son ouvrage Mémoire d’y croire. Le monde catholique et la littérature à Québec 1920-1960, paru chez Nota bene, présentera son ouvrage lors d'une conférence intitulée Littérature et catholicisme. Une approche comparée Belgique, France, Québec (XXe siècle). |
Retour en haut de la page
12 septembre 2008 Bruno Blanckeman |
Résumé : Où en est la littérature, en France, alors qu’un certain nombre de mutations, dont on rappellera les effets dans le domaine culturel et esthétique, affectent ses pratiques ? Que peut l’écrivain dans le monde d’aujourd’hui, alors que des discours convenus incriminent sa disparition (mort du « grantécrivain ») ou louent son classicisme retrouvé (déni de la modernité) ? En posant ces deux questions, on procèdera à une mise en situation de la littérature – un état des lieux – autant qu’à un plaidoyer critique en faveur d’une certaine littérature – une défense et illustration du littéraire au présent. Bruno Blanckeman est l'un des chercheurs les plus actifs en littérature contemporaine. Il est l'auteur de deux monographies importantes : Les récits indécidables : Jean Echenoz, Hervé Guibert, Pascal Quignard (Presses universitaires du Septentrion, 2007) et Les fictions singulières : étude sur le roman français contemporain (Prétexte éditeur, 2002). Il a par ailleurs dirigé un collectif consacré à Yourcenar ( Les diagonales du temps : Marguerite Yourcenar à Cerisy, Presses universitaires de Rennes, 2007) et, conjointement avec Aline Mura-Brunel et Marc Dambre, Le roman français au tournant du XXIe siècle (Presses Sorbonne nouvelle, 2004). |
16 septembre 2008Ewelina BujnowskaUniversité de Silésie, Pologne |
Le roman historique contemporain au Québec |
2 décembre 2008Mathilde BarrabandDocteure de la Sorbonne nouvelle, Stagiaire postdoctorale Figura – UQAM |
Résumé : Une histoire littéraire du contemporain peut sembler à tout le moins paradoxale, certainement ardue, peut-être encore douteuse. Comme l'histoire du temps présent, elle s'expose à la myopie : quel recul peut-on avoir sur ce qui appartient encore à notre champ familier ? Comment mettre à distance ce qui encore nous constitue ? Quant aux méthodes de l'histoire littéraire, pourront-elles être réactualisées ? L'exercice n'est en fait pas nouveau. En France, tout au long du vingtième siècle, les histoires littéraires qui se sont écrites ont bien souvent eu la tentation de prolonger leurs efforts de catégorisations et de définitions jusqu'au « contemporain ». Cette curiosité n'a pas empêché l'histoire littéraire de devenir, pour la Nouvelle Critique, le symbole de l'enseignement le plus rétrograde, celui qui se faisait notamment la serve de la construction d'une identité nationale. À partir de l'étude de deux oeuvres littéraires contemporaines, celles de P. Bergounioux (né en 1949) et de François Bon (né en 1953), et en gardant à l'esprit la trajectoire singulière qui fut celle de l'histoire littéraire, nous tenterons d'évaluer ce que des outils traditionnels de l'histoire littéraire, tels que la périodisation, la génération, la biographie, le groupe littéraire, peuvent encore apporter à la compréhension du champ littéraire contemporain. |
Retour en haut de la page
Mémoire, identité et histoire: écrire depuis l'exilRésumé : Jan J. Dominique, à travers les personnages de ses romans et nouvelles, s'est penchée sur le rôle de la mémoire, sur l'identité, le poids du passé et de l'histoire. Aujourd'hui, elle se sent forcée de revisiter ces thèmes depuis son lieu d'exil. Comme si le cheminement de Mémoire d'une amnésique à La Célestine, qui aurait dû lui permettre d'élargir l'éventail de ces motifs, avait été arrêté. Est-ce que l'exil l'aurait ramenée au point de départ ? Elle se propose, à partir de l'expérience d'écriture en Haïti et celle qu'elle vit présentement au Québec, de partager ses réflexions sur ces interrogations pour lesquelles elle n'a pas encore de réponse.
|
|
Problématique d’archivage pour les œuvres scéniques multidisciplinaires : l’exemple de la pierre tombale ludique du groupe ARBO CYBER, théâtre (?) |
|
|
Résumé : De la même manière que l'Acadie a toujours été liée au Québec, tout en visant à manifester sa spécificité, la littérature acadienne entretient des relations ambivalentes avec l'institution littéraire québécoise dont elle dépend en partie pour la production, la diffusion, la réception et la consécration de certaines de ses oeuvres. Comment ces rapports sont-ils vécus par les écrivains acadiens à la fois dans les oeuvres et en dehors des oeuvres? Quels peuvent être la place et le rôle des autres littératures francophones du Canada dans le processus d'autonomisation de la littérature québécoise par rapport à la littérature française? On verra que si certains écrivains acadiens adoptent une stratégie d'autonomisation qui ressemble à celle des écrivains québécois face à la France, d'autres trouvent leur paratopie créatrice, ou le moteur de leur écriture, en s'inscrivant dans une relation centre/périphérie avec le Québec.
|
|
|
Résumé : Indissociable du développement de la modernité artistique au Québec, le dialogue entre la peinture et la littérature s'est manifesté sous différentes formes au cours du XXe siècle : celle de la critique d'art (Albert Laberge, Saint-Denys Garneau, Robert Élie et Gilles Hénault, par exemple, ont tous écrit des articles sur la peinture dans des revues ou des journaux); celle de l'essai (pensons aux parcours de Fernand Ouellette, de Jacques Brault, de Pierre Ouellet ou de Louise Warren) ou encore celle de la fiction (Gabrielle Roy, Fernand Ouellette ou Sergio Kokis ont écrit des romans mettant en scène un personnage peintre). Cette conférence a pour objectif de circonscrire ces différentes formes d'intrusion de la peinture dans la littérature québécoise, mais aussi d'évaluer dans quelle mesure le genre romanesque a pu être touché par le dialogue entre les arts. À la suite d'un bref survol des écrits sur l'art au Québec seront ainsi abordés les parcours de quatre romanciers qui, de différentes manières, se sont intéressés à la peinture : Albert Laberge, Gabrielle Roy, Robert Élie et Fernand Ouellette.
|
Retour en haut de la page
|
L'expérience d'élaboration d'un cours comparatiste sur « Les processus littéraires contemporains » |
|
|
Le phénomène Céline Dion au Québec. Enjeux de renommée en musique populaire : Questions de visibilité et de mémoire publique Résumé : Cette conférence s’intéresse au phénomène Céline Dion au Québec en tant que terrain privilégié pour examiner l’une des articulations contemporaines de la renommée (fame). Y sont esquissés les pourtours conceptuels d’une problématisation de la renommée en tant qu’espace de visibilité qui contribue à la production et à la régulation de la mémoire publique. |
|
|
Résumé : Dans notre présentation nous nous intéresserons à l'engagement idéologique du roman policier québécois. Nous verrons comment il puise dans la tradition de la littérature québécoise engagée des années soixante et comment il problématise son discours. Nous nous demanderons comment le roman policier soumet ce discours aux processus de l'esthétisation au niveau de la « mise en intrigue », de la construction des personnages et à travers le choix de la langue de l'écriture. |
Retour en haut de la page
|
Longtemps préoccupés par la quête de l'origine, les discours de filiation se conçoivent de façon de plus en plus marquée dans la littérature québécoise contemporaine dans une perspective d' à - venir par laquelle le penser-à-l'autre détermine la constitution du sujet. Si un intérêt pour l'amont du récit demeure sensible, la notion de filiation se prête aussi à l'établissement d'une tradition de pensée, c'est-à-dire d'une mémoire, certes, mais surtout d'une mémoire en acte qui assure un lien entre présent et passé tout en différenciant le présent de lui-même. Il s'agit donc de voir, à partir d'essais et de romans québécois récents, comment s'invente ou se module la filiation à partir d'une éthique de la responsabilité, de voir en somme ce qui se joue dans la faille qui, paradoxalement, soude les générations. Après avoir soutenu à l'Université d'Ottawa une thèse portant sur le discours culturel des essayistes québécois (1960-2000), Anne Caumartin est présentement stagiaire postdoctorale au CRILCQ - Université Laval. Elle s'intéresse aux représentations de la culture au Québec et à ses modalités de (non-) filiation dans l'essai et le roman contemporains. |
Retour en haut de la page
|
27 septembre 2006
Écrivaine en résidence - Université de Montréal |
«L'idée du Nord dans la littérature québécoise: corpus, séries historiques, figures et éléments» Au cours de ce midi-rencontre, Daniel Chartier (Université du Québec à Montréal) présentera les objectifs du Laboratoire international d'étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord qu'il dirige, ainsi que les banques de données pluridisciplinaires d'analyse et de recherche mises au point à partir des figures, éléments et critères liés à la nordicité et à l'hivernité. Il exposera aussi le plan de travail proposé dans le cadre du projet visant à rédiger une histoire des formes et des pratiques littéraires liée à l’« idée du Nord » dans la littérature québécoise, en illustrant les corpus étudiés, du milieu du 19e siècle à aujourd'hui. |
|
4 octobre 2006 Nicole Brossard Stagiaire postdoctorale |
«L'horizon du fragment» Résumé non disponible |
|
25 octobre 2006 Charles Bolduc Écrivain |
«Autour du recueil de nouvelles Les Perruches sont cuites» Charles Bolduc nous parlera de son livre intitulé Les perruches sont cuites, récemment publié chez Leméac. Il y sera entre autres question de porosité générique, de flottement identitaire et d’écriture du quotidien. On y verra dans quelle mesure la distanciation des fonctions conventionnelles du récit peut être directement proportionnelle à la densité des narrations de l’infraordinaire. On y racontera aussi quelques anecdotes éditoriales. |
|
15 novembre 2006 Nicholas Xanthos Professeur |
«À l'écoute de la parole partagée: le dialogue dans le roman français de la seconde moitié du XXe siècle» Des actes, non des paroles ! Ce reproche adressé à ceux qui causent plus qu’ils n’agissent peut aussi résumer une tendance lourde de la poétique romanesque, qui voit la narrativité comme support principal du roman et ne pense la représentation de la parole que comme seconde, secondaire, dans un rapport ancillaire à l’action. |
|
22 novembre 2006 Anette Vands Æ Anderson Doctorante |
«Musique et énonciation» Dans cette présentation, je discuterai de la relation entre la musique et la théorie de l'énonciation, telle que développée par le linguiste français Émile Benveniste (1902-1976). La question de l'énonciation a été appliquée dans les arts, en particulier à la littérature et au cinéma, comme on peut le voir dans la narratologie et la théorie de la réception. Alors qu'une réflexion sur la théorie de l'énonciation est présente dans l'étude des arts contemporains en général, le concept est encore très peu exploité en musique. |
29 novembre 2006 Sylvano Santini Stagiaire postdoctoral |
«La critique littéraire et ses affects en question» Je me propose d'analyser le tournant des années quatre-vingt dans la critique littéraire au Québec (la critique sérieuse et non de première main) à la lumière d'une réflexion sur la notion d'affect qui semble désigner, dans une acception non psychologique, le passage d'une affection à une autre. J'envisagerai donc le tournant des années quatre-vingt dans sa dimension sensible. Si l'hypothèse me paraît stimulante, il me reste toutefois un bout de chemin à parcourir avant de pouvoir l'aborder directement ; autrement dit, avant même de pouvoir saisir l'évolution de la critique à partir de ce qu'elle éprouve pour les oeuvres qu'elle analyse, je dois être capable de reconnaître et de parler de la dimension affective de la critique. Cette dimension sera l'objet de ma conférence. |
Retour en haut de la page
|
1er février 2006
Chercheure - CNRS |
«De l'intime conviction à la réalisation du projet d'être écrivaine» À partir d'un corpus d'écrivaines françaises publiées depuis la seconde moitié du vingtième siècle, il s'agira de comprendre quels sont les ressorts de la motivation à entreprendre une carrière littéraire et les conditions sociales de sa réalisation. Au coeur de cette intervention : les déterminants subjectifs et objectifs qui contribuent à forger l'intime conviction d'être écrivaine. |
| «Romans québécois, romans autrichiens - une comparaison» Dans le cadre de ce midi-rencontre, je voudrais présenter le thème de ma thèse de doctorat portant sur l'identité narrative dans des romans contemporains au Québec et en Autriche. À quoi cela peut -il servir de comparer deux littératures qui se créent dans deux contextes sociohistoriques tout à fait différents ? Et peut-on encore parler d'identité narrative dans les romans pluriculturels, postmodernes... d'aujourd'hui ? Mon approche comparatiste ne veut ni niveler les littératures autrichienne et québécoise ni les séparer définitivement. Ce travail se comprend comme dialogique. En jetant un coup d'oeil sur les situations littéraires dans ces deux pays depuis les années 60 et sur les résultats d'une analyse de quatre romans représentatifs, nous pourrons voir de plus près quelles sont les différences et les ressemblances des stratégies utilisées pour construire (ou déconstruire) des identités narratives ainsi que leurs interrelations avec les contextes des textes. |
|
| « Échos de la Bohème littéraire québécoise » De Montmartre à Montréal, la posture du Bohème littéraire est de celles qui ont façonné l'imaginaire collectif de l'écrivain aux XIXe et XXe siècles. Mais qu'est-ce qu'un Bohème ? Et comment cette posture s'est-elle transmise d'un continent à l'autre ? Je tâcherai de répondre à ces deux questions en m'intéressant particulièrement à la médiation de journaux, notamment Le Monde illustré et L'Écho des jeunes. |
|
|
22 février 2006 John Kristian Sanaker Professeur |
«L'autre langue en littérature et cinémas francophones» En vous présentant une brève bibliographie critique, je vous esquisserai d'abord ce qui sert de base théorique et méthodologique de mon travail.Ensuite je vous soumettrai quelques exemples de la partie québécoise de mon corpus (Jacques Poulin, Paul Tana) pour illustrer ce qui peut être l'intérêt général d'une étude de la pratique littéraire et cinématographique hétérolingue. |
|
1er mars 2006 Pierre Popovic Professeur |
«La soupe aux choux : ingrédients et méthode» À partir d’un minuscule texte de Paul Vicensini portant sur la soupe aux choux, il s’agit d’imaginer ce que pourrait (et, à mes yeux, devrait) être l’enseignement de la poésie s’il était énergisé par les acquis de la sociocritique des textes. La question à laquelle il faut répondre est la suivante : de quelle manière peut-on joindre la théorie et l’enseignement ? |
Retour en haut de la page
|
Peu étudiée, l'écriture de la chronique au Québec mérite une attention qui s'explique avant tout par une ambiguïté fondamentale. Genre populaire, éphémère, et, pour cette raison, plus libre, moins « codifié » que ne l'est la poésie, la chronique offre au lecteur d'aujourd'hui un répertoire des usages et des convenances d'une époque, mais représente peut être l'un des foyers les plus insoupçonnés de l'émergence d'une sensibilité moderne au Québec. |
|
Retour en haut de la page
|
19 janvier 2005 Irène Langlet Dép. de lettres |
« Langues et littératures comparées dans les études de théorie littéraire : option ou obligation ? » A partir du parcours que sa thèse sur l'essai littéraire, puis ses recherches (sur l'essai, la science-fiction, selon des perspectives théoriques), l'ont amenée à suivre, Irène Langlet propose de réfléchir à l'articulation entre les différents secteurs des études littéraires: littératures nationales, théorie, comparatisme... Comment faire dialoguer les différentes spécialités? Y a-t-il des objets particuliers qui exigent le décloisonnement? Elle fera l'hypothèse que oui: l'essai, les genres hybrides ou de valeur ambiguë, certaines périodes de l'histoire littéraire, certaines langues (le français hors de France...), conduisent le chercheur à des excursions sur des chemins plus difficiles que ceux de sa spécialité, mais aussi plus enrichissants. |
|
26 janvier 2005 Stéphane Hirschi Dép. des lettres, |
« Pour une socioesthétique de la chanson : introduction à la cantologie » Développer le projet d'une socioesthétique de la chanson revient dans un premier temps à changer notre regard sur la chanson à envisager à la fois dans sa globalité, sa spécificité et donc son éventuelle dignité esthétique. Ce qui permettra ensuite de réfléchit à la portée d?une telle conception dans l'appréhension des rapports de la chanson avec le monde dont elle est l'émanation: pensée dans sa totalité, rencontre entre texte, musique et interprétation, la chanson pourra en effet s'affranchir de son inféodation aux critères de valeur hérités de la poésie écrite, et s'analyser, à réception, comme une traduction possible de l'air du temps, dans sa fugacité ainsi éternisée. C'est là l'ambition et le domaine d'investigation de la cantologie. |
|
9 février 2005 Isabelle Courteau Directrice de la Maison de la Poésie à Montréal |
« Présentation de la Maison de la Poésie » « Fondée en 2000, la Maison de la poésie, située rue Saint-Hubert à Montréal, a pour mission de faire connaître et apprécier la poésie de langue française en organisant diverses activités à l'intention du grand public et des professionnels. Instigatrice du Marché francophone de la poésie de Montréal, la Maison a également pour rôle de promouvoir la poésie québécoise à l'étranger. » (Source: L'Avenue du Mont-Royal) |
|
24 février 2005 Julie Roy Postdoctorante, Bibliothèque nationale du Québec |
« Présences féminines dans la presse québécoise de la seconde moitié du XIXe siècle. Les nouvelles technologies au service de l'hétérogène. » Il s'agira de présenter les travaux menés dans le cadre d'un projet de recherche postdoctorale à la Bibliothèque nationale du Québec intitulé La mémoire de Laure ou comment les Québécoises vinrent à la littérature (1840-1900 ). Issu d'une enquête sur l'imprimé féminin dans les catalogues de bibliothèques, mais également du dépouillement de la presse de cette période, l'ensemble des résultats sera compilé dans une base de données relationnelle et analytique réalisée spécifiquement dans le cadre de ce projet à l'aide du logiciel ArcaneWriter. Nous montrerons les enjeux de l'utilisation des nouvelles technologies dans le cadre de cette enquête et les utilisations qui pourront découler d'une telle approche alliant la recherche littéraire et l'informatique dans la mise en place d'une histoire littéraire des femmes au Québec. |
|
16 mars 2005 Paul Aron Dép. des langues et littératures romanes |
« La littérature belge au CIEL. Pour une histoire sociale de la littérature en Belgique » En tant que directeur du Centre d'histoire de la littérature belge en langue française de l'ULB, et fondateur du CIEL (Collectif interuniversitaire d'étude du littéraire), monsieur Aron participe à la confection d'une banque de données destinée à aider les chercheurs en histoire et en sociologie de la littérature. C'est de cette banque dont il parlera d'abord, en expliquant comment elle a été conçue, selon quels objectifs et avec quelles difficultés concrètes. Dans un second temps, il exposera les conséquences institutionnelles des choix qui ont été faits, notamment pour ce qui regarde la dynamique d'une centre de recherche en sciences humaines. |
|
6 avril 2005 Hélène Jacques Doctorante, théâtre, Université Laval |
« Les nouvelles formes de l'action dans le théâtre de Denis Marleau » Cette présentation portera sur notre projet de thèse, qui consiste en une étude des mises en scène de Denis Marleau. Depuis 1982, les créations du Théâtre UBU prennent appui sur des textes dans lesquels les composantes du drame, et plus particulièrement son assise, l'action, sont déplacées, remises en question. À partir des collages de textes des avant-gardes ou des pièces de Maeterlinck, Marleau explore un théâtre statique, fondé sur la mise en voix des mots, et non sur la représentation d'une fable : la performance des acteurs prend le relais de l'action dramatique déconstruite, et de nouvelles formes, de nouveaux modèles de l'action sont développés. Nous définirons les avenues analytiques que nous comptons explorer dans ce projet de thèse, et nous exposerons quelques enjeux de la réflexion sur l'action dans le théâtre contemporain à partir des créations de Denis Marleau. |
|
20 avril 2005 Elspeth Tulloch Dép. des littératures, Université Laval |
« La littérature et l'Office national du film du Canada » Une présentation sur une recherche comparée qui est envisagée sur la représentation de la littérature par la section anglaise et la section française de l'Office national du film du Canada. Le corpus à l'étude compte les documentaires sur les écrivains et sur l'écriture ainsi que les adaptations cinématographiques destinées aux adultes et aux enfants. |
Retour en haut de la page
|
|
|
Retour en haut de la page
|
Résumé non disponible |
|
Retour en haut de la page
|
Résumé non disponible |
|
Annie.Cantin@crilcq.ulaval.ca ou 418 656-2131, poste 4536
Contacter la webmestre
Courrier électronique : CRILCQ—Université de Montréal - CRILCQ—Université Laval - CRILCQ—UQAM
© 2010 Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises