3 conférences de Gilles Lapointe dans le cadre des Belles soirées de l'Université de Montréal

Conférence
Université du Québec à Montréal

Au courant du mois de septembre, Gilles Lapointe (CRILCQ, UQAM), donnera trois conférences à BAnQ Vieux-Montréal dans le cadre des Belles soirées de l'Université de Montréal. Ces conférences porteront sur le thème « Borduas, les femmes automatistes et Refus global » et auront lieu les mardis, de 13 h 30 à 15 h 30.

Première conférence, 11 septembre: Borduas à visage découvert 

Figure centrale de l’art québécois et canadien, Paul-Émile Borduas a été le chef de file du mouvement automatiste, l’un des courants les plus féconds de la peinture d’avant-garde de l’après-guerre en Amérique. En s’appuyant sur les recherches les plus récentes en histoire de l’art, le conférencier se propose de revisiter, à l’aide des écrits du peintre et de sa correspondance, certaines des œuvres clés qui ont façonné sa relation passionnée à l’art. Seront ainsi abordées les principales étapes de son parcours : ses années de formation à l’École des beaux-arts de Montréal au milieu des années 1920, son exposition de gouaches « surréalistes » au foyer de l’Ermitage en 1942, son action revendicatrice au sein du groupe automatiste durant les années 1940, son départ volontaire pour Provincetown et New York en 1953, puis son installation définitive à Paris, où le peintre mourra prématurément en 1960.

Deuxième conférence, 18 septembre: Les échos de Refus global : d’hier à aujourd’hui

Réuni autour du peintre Paul-Émile Borduas, un groupe de jeunes artistes peu connus, les Automatistes, lance le 9 août 1948 un manifeste au titre provocant : Refus global. Pour les signataires qui refusent l’héritage d’une société tournée vers son passé, il faut désormais entreprendre une transformation profonde des sensibilités, « faire place à l’amour, aux mystères objectifs, à l’anarchie resplendissante ». Écrit avec une vigueur et un souffle libérateurs, Refus global marque l’un des temps forts de l’accession du Québec à la modernité. Au cours de cette deuxième conférence, nous nous pencherons sur l’histoire singulière de ce livre phare de la culture québécoise qui n’a cessé jusqu’à aujourd’hui de susciter, tant chez les intellectuels et les praticiens des arts visuels que dans le public en général, l’intérêt et la controverse.

Troisième conférence, 25 septembre : Les femmes et Refus global 

Selon l’auteure Patricia Smart, le message révolutionnaire de Refus global, après sa parution en 1948, aurait surtout été relayé par les femmes signataires du manifeste qui lui auraient ainsi donné toute sa portée en l’inscrivant directement dans la vie de tous les jours. Dans le troisième volet de cette série, nous nous intéresserons aux créations multidisciplinaires ainsi qu’aux productions culturelles innovatrices de ces artistes au destin exceptionnel dans les domaines de la peinture et de l’art public (Marcelle Ferron), de la danse (Françoise Sullivan, Jeanne Renaud, Françoise Riopelle), du théâtre (Muriel Guilbault), du design et de la télévision (Madeleine Arbour) et de la poésie (Thérèse Renaud, Suzanne Meloche). Créant un terrain fertile à l’expression des femmes, Refus global a conduit ces signataires et leurs alliées à s’engager dans un mouvement qui allait contribuer à façonner le Québec contemporain.

Publié le 10 septembre 2018 par Audrey-Ann Gascon

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