Show d'archives « Mimi Parent, la dernière des surréalistes »

Université de Montréal
Étudiants
Université du Québec à Montréal

Maria Rosa Lehmann a soutenu une thèse en histoire de l’art en mai 2018 à la Sorbonne-Panthéon Paris 1, sous la direction du Professeur Philippe Dagen, qui porte sur le lien entre le surréalisme et l’art de la performance. Elle a récemment déménagée à Montréal où elle entreprendra un stage postdoctoral à l’UQAM. 


Son Show d'archives portera sur la vie Mimi Parent une artiste québécoise en constante rébellion contre le conservatisme et la censure morale.

 

Descriptif

 

 

« Dans les yeux chardon de Mimi luisent les Jardins d'Armide à minuit. »

(André Breton, Exposition internationale du surréalisme, Galerie Schwarz, Milan, 1961, s.p.)

 

La vie de Mimi Parent, née en 1924 à Montréal et morte en 2005 en Suisse, a été marquée par une constante rébellion contre le conservatisme et la censure morale. Entre 1942 et 1947, elle étudie la peinture à l’École des Beaux-Arts de Montréal – où elle rencontre son futur époux, l’artiste Jean Benoît. Toutefois, l’académisme traditionnel et sec de l’institution la pousse de plus en plus à l’exaspération. Elle trouve un nouvel élan lorsqu’elle devient une élève d’Alfred Pellan en 1945 et participe, en 1948, à Prisme d’Yeux, un groupe d’artistes qui professe la liberté totale et absolue d’un art indépendant.

L’obtention d’une bourse et la résistance qu’elle rencontre faces aux instances des Beaux-Arts suite à ses activités avec Prisme d’Yeux, la pousse à quitter son pays natal pour la France.C’est là où elle crée ses premiers tableaux-objets et des assemblages. En 1959, elle fait la connaissance d’André Breton, chef de file du groupe surréaliste – ce qui marque un nouveau tournant dans sa vie. Elle devient ainsi une supportrice ardente du surréalisme et prend part aux discussions et projets du groupe.

L’interview rare et précieux de Mimi Parent, conservé aux Centre d’archives Gaston Miron, sera l’occasion de lever le voile sur une artiste fascinante mais trop peu connue. A partir d’extraits de l’interview avec Madeleine Gobeil, nous parcourrons son époque au Québec, où se manifeste pour la première fois son esprit d’expérimentation et de révolte, pour ensuite découvrir le surréalisme à travers ses yeux, ses œuvres. 

 

 

Publié le 9 octobre 2018 par Audrey-Ann Gascon

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