Sous la responsabilité de Sylvano Santini (UQAM)
On ne discute à peu près jamais, dans les études littéraires, de la dimension affective de la critique. Ce silence trouve sans doute ses raisons dans le fait qu'il s'agit en grande partie d'une autocritique. Pudiques : on n'ose pas mettre ses passions sur la table; sérieux : on hésite à avouer sa sensibilité; rationnels : on ne voit de l'intérêt que dans la dimension intelligible de la critique. Somme toute, on ne veut pas exposer les affects des autres puisqu'on sait très bien que cela nous affecte d'une manière ou d'une autre, comme si le dévoilement de l'impatience d'un critique allait tôt ou tard, comme une dénonciation, se retourner contre soi. Or, il y a toujours quelque chose de gênant à se mettre à nu, même si on le fait indirectement. Pourtant, on aime ou on haït les objets que l'on critique, on les admire ou les jalouse, on s'y complaît ou s'y ennuie... et tout cela paraît de manière plus ou moins évidente. Mais comment peut-on parler des affects de la critique ? Je vous convie à venir discuter avec les invités autour de cette question.
La journée d'études aura lieu le vendredi 2 mars 2007 entre 13h00 et 17h00 à l'UQÀM Pavillon Judith-Jasmin, J-4845 (Centre de documentation du Département d'études littéraires)
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