
Vendredi 5 mars 2010
CRILCQ
Pavillon Lionel-Groulx
8e étage, local C-8141
Université de Montréal
Lecteur de première ligne, le critique représente sans nul doute un relais capital dans l'élaboration de la mémoire littéraire comme dans le fonctionnement de l'industrie éditoriale et médiatique. Alors que la littérature québécoise, de Camille Roy à Gilles Marcotte, a longtemps compté quelques lecteurs modèles dont les vues ont contribué à façonner durablement le jugement du public, le paysage actuel semble en être dépourvu. D'où vient-il donc que le milieu de la critique, pourtant bien établi, donne aujourd'hui cette impression d'une relative invisibilité ? Prenant la situation actuelle comme point de comparaison implicite, ce colloque vise à s'interroger sur l'histoire de la critique littéraire au Québec, mais aussi de manière générale sur les déterminations plus larges – institutionnelles, idéologiques ou sociales – qui peuvent caractériser ou affecter les activités et l'efficacité pragmatique de la critique. Ces interrogations engagent, en sous-main, une réflexion sur la distance critique : celle qui médiatise le regard sur l'oeuvre, celle qui caractérise la nature du dialogue entre critiques et écrivains, ou encore celle qui se creuse, parfois, entre critique et lectorat.
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