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Le fragment : repères bibliographiques
Daniel Sangsue, " Fragment ", Genres et notions littéraires, Paris, Encyclopaedia Universalis et Albin Michel, 1997, p. 329-334.
D'emblée, Daniel Sangsue considère le fragment comme un genre littéraire " fondé " par les romantiques allemands autour de la revue Athenäum au tournant du dix-neuvième siècle. Il identifie deux grands moments de son histoire, le romantique et le contemporain. Parmi les fragmentistes romantiques apparaissent les Schlegel, Novalis, Joubert, Barbey d'Aurevilly et Baudelaire. Il souligne l'impact de l'écriture fragmentaire dans les autres genres, tels que la maxime, la poésie, l'essai et l'autobiographie, mais surtout, il prend pour cas de figure des recueils en faisant le lien entre les poétiques d'auteurs expliquées et la forme recueillistique.
Du côté des contemporains, comme dans son article sur la figure du livre dans les uvres des fragmentistes, il est principalement question de Valéry, de Blanchot et de Barthes. Sangsue résume leurs poétiques pour finalement associer la pratique de plus en plus courante du fragment à une triple crise des genres littéraires, de l'uvre et de la totalité. Le fragmentaire serait également une réaction au structuralisme, dans le domaine de la critique scientifique, délaissant les systèmes " au profit d'une science des singularités " (333).
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