Chercheur principal

  • Daniel Chartier (Université du Québec à Montréal)

Cochercheure

  • Kristen Thisted (University of Copenhagen)

Financement

  • Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies (FRQNT), Programme de courtes missions de recherche Québec-Scandinavie (2016-09 à 2017-12)

Étude, traduction et mise en valeur des littératures inuites du Nunavik et du Groenland : discours de l’autochtonie et de la survie culturelle

C’est moins par le nombre de ses productions que la littérature inuite trouve son intérêt et sa pertinence, que par le fait qu’elle se constitue en une institution symbolique qui a valeur d’expérience universelle pour l’homme. Pour les Inuits, cet engagement prend la forme d’un devoir de mémoire, qui témoigne à quel point il est aujourd’hui nécessaire de prendre la parole par l’écriture, pour transmettre et faire connaître leur vision des choses (tel que l’écrivent Epoo, 1985 et Markoosie, 2010). Héritière d’une tradition ancienne, s’appropriant des langues et des formes de l’extérieur, la littérature inuite doit conjuguer avec une tradition orale depuis longtemps instituée et des enjeux du 21e siècle, ce qui n’est pas sans éveiller des contradictions et des déviations. Cette ambiguïté permet l’émergence de formes hybrides qui passent outre les étapes usuelles de l’établissement institutionnel d’une littérature. Elle traduit aussi une expérience universelle qui témoigne d’un contexte humain extrême. L’objectif de ce projet est de comparer et de lier, par les traductions inédites, des territoires inuits jusqu’ici peu en contact (Nunavik et Groenland), et de laisser la voix aux écrivains du Nunavik et du Groenland pour qu’ils disent leurs visions de la culture, de l’avenir et du territoire.

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