La vie littéraire au Québec

Tome 6 (1919-1933) :

sous la direction de Denis Saint-Jacques et Maurice Lemire.

Résumé

Cette période qui va de la fin de la guerre à la création de La Relève est dominée par l’épanouissement du nationalisme de Groulx auquel aucun mouvement organisé ne s’oppose. Les programmes d’enseignement abandonnent la formation rhétoricienne et adoptent les pratiques modernes de la dissertation et de l’histoire littéraire. Une nouvelle génération de femmes, formée dans l’enseignement classique, fait son entrée en littérature. Le champ littéraire se scinde en deux circuits de production, élargi et restreint. Si le premier donne naissance à une paralittérature nationale (aux Éditions Édouard Garand) et investit la scène, le second suscite la professionnalisation du métier d’éditeur, la création d’associations d’écrivains, l’intervention de l’État (loi sur le droit d’auteur, politique culturelle, bourses et subventions) et le développement d’une critique littéraire si importante qu’on a pu parler de la fin de cette période comme d’un « âge de la critique ». En littérature d’imagination, c’est l’âge du roman et de la poésie régionalistes, auquel tente de faire concurrence la modernité des œuvres des nouvelles auteures féminines, comme Bernier et Routier, de poètes comme Loranger ou de romanciers comme Pierre Dupuy ou Olivier Carignan.

Fermer la fiche

Contacter la webmestre

Courrier électronique : CRILCQ—Université de Montréal - CRILCQ—Université Laval - CRILCQ—UQAM

© 2008 Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises

Fermer la fiche