Cette période est celle de la « Révolution tranquille » et fait sentir comment se débloquent les forces actives qui transforment la littérature canadienne-française en littérature québécoise. La télévision (La famille Plouffe, les téléthéâtres), la création du Conseil des arts du Canada, l’arrivée des « Baby boomers » dans le système scolaire, le renversement de l’Union nationale et le rattrapage en politique sociale en déterminent l’évolution. De Cité libre à Parti pris, les revues y jouent un rôle décisif. La poésie, promue par l’Hexagone en particulier, fonde un nouveau nationalisme, alors que Granbois, Lasnier, Hébert poursuivent leur œuvre et que la chanson (Vigneault) lui ouvre un versant populaire. Les genres narratifs du roman (Langevin, Thériault, Bessette, Blais, Godbout) et du conte (Ferron) introduisent de nouvelles préoccupations formelles. Le théâtre littéraire conquiert un public (Dubé, Languirand, Ferron). Si l’essai donne un best-seller, Les insolences du frère Untel, il révèle un premier auteur majeur moderne en ce domaine (Vadeboncoeur). Cette nouvelle production n’a plus de canadienne-française que le nom.
Contacter la webmestre
Courrier électronique : CRILCQ—Université de Montréal - CRILCQ—Université Laval - CRILCQ—UQAM
© 2012 Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises