Automne 2009 – Université Laval

LIT-7092 - Théorie littéraire IV :
La vraisemblance. Définitions et enjeux

Andrée Mercier


« En général, dans les films, les plus petits sont les plus méchants, et j'ai décidé de croire à la vraisemblance de la fiction ».
Andrée A. Michaud, Mirror Lake, Montréal, Québec Amérique, 2005, p. 177.

« Tout est fait pour le vraisemblable, voilà, et toujours sur la limite quand on ne va plus y croire mais qu'on y croit encore ».
Tanguy Viel, Cinéma, Paris, Minuit, 1999, p. 40.

Contenu

  • Le concept de vraisemblance n'est plus à la mode constatait T. Todorov, il y a presque 40 ans... Est-ce à dire que la question de la vraisemblance ne se pose plus à la fiction et aux arts de la représentation? Ce séminaire propose de mener une réflexion générale sur la notion de vraisemblance afin de dégager ses principales définitions au fil du temps, de même que les enjeux théoriques et esthétiques qu'elle recouvre.
  • Dans sa Poétique, Aristote met la question de l'adhésion au fondement même de la notion de vraisemblance, en affirmant que «le rôle du poète est de dire non pas ce qui a lieu réellement, mais ce qui pourrait avoir lieu dans l'ordre du vraisemblable ou du nécessaire» (traduction de R. Dupont-Roc et J. Lallot, Paris, Seuil, 1980, chap. 9, 51a 36). Depuis, la notion a vu varier considérablement ses acceptions et son importance tout au long de l'histoire de la littérature et du théâtre, au point d'être plus ou moins confondue aujourd'hui avec l'idée de réalisme. Le séminaire visera, dans un premier temps, à présenter et à comparer les principales conceptions qui ont marqué l'histoire de la vraisemblance. Il examinera ensuite la vraisemblance dans une perspective théorique afin de voir s'il est possible d'en proposer une définition plus générale et de saisir ses liens avec les notions de fiction, de vérité, de genre, d'effet de réel, etc. Enfin, il adoptera une perspective esthétique en interrogeant cette fois les pratiques littéraires et artistiques qui usent de la vraisemblance et qui la problématisent. Les étudiants seront invités à proposer des exemples d'oeuvres, de pratiques ou de discours susceptibles de soutenir et d'orienter la réflexion.

 

Objectifs

  • Les étudiants devront :

    • Se familiariser avec la notion de vraisemblance d'un point de vue historique.
    • Examiner et comprendre la notion de vraisemblance dans une perspective théorique.
    • Dégager et analyser certains enjeux esthétiques liés à la notion de vraisemblance.

 

Formule pédagogique

  • Le séminaire lancera, dans un premier temps, la réflexion sous la forme de cours magistraux, de discussion et d'ateliers. Un programme de lecture permettra aux étudiants de s'y préparer. Suivront les exposés des étudiants. La synthèse des exposés et du cours prendra la forme d'une table ronde. Des rencontres individuelles sont prévues.

 

Modalités d'évaluation (à confirmer)

  • Une synthèse d'articles théoriques d'une longueur de 5 à 6 pages (25 %)
  • Un exposé (25 %)
  • Un travail écrit de 15 pages (40 %)
  • Participation (10 %) : questions, discussion, ateliers. Une autoévaluation sera demandée à titre indicatif. La participation ne se mesure pas essentiellement par le nombre d'interventions mais par leur qualité, c'est-à-dire la capacité à susciter la discussion et à enrichir la réflexion collective. Les notes préparatoires aux ateliers serviront aussi à l'évaluation de la participation. Il s'agit d'une note globale.

 

Critères d'évaluation

  • La Politique de l'évaluation des études, des travaux et de la correction de la langue du département des littératures sera appliquée (voir le site du département des littératures : www.lit.ulaval.ca). Des critères spécifiques seront précisés pour chacune des évaluations.

 

Lectures obligatoires

  • Un recueil de textes en vente à la librairie Zone, pavillon Pollack, Université Laval.
  • Le roman de Yann Martel, L'histoire de Pi, Montréal, XYZ éditeur, @ 2003, en vente à la librairie Zone, Université Laval.

 

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