Conférence de Geneviève Lafleur : « Le développement artistique au Québec entre 1949 et 1960 : la contribution des entrepreneures culturelles »

Conférence
CRILCQ

Dans le cadre de l'un de ses cours, Édith-Anne Pageot (CRILCQ, UQAM) organise le cycle de conférences « Pratiques artistiques et culturelles vues à travers le prisme de la décolonialité et des féminismes ».

Geneviève Lafleur prononcera la troisième conférence de ce cycle : « Le développement artistique au Québec entre 1949 et 1960 : la contribution des entrepreneures culturelles ».

Vous pouvez assister à cette conférence en remplissant ce formulaire d'inscription. Le lien de la conférence Zoom vous sera envoyé la journée même.

Résumé

Durant les années 1950 au Québec, plusieurs femmes ont participé au développement culturel de la province par la création ainsi que la direction de galeries et de centres d’art. Cette conférence sera l’occasion de se pencher sur cinq de ces initiatives – développées par les entrepreneures culturelles Denyse Delrue, Suzanne Guité, Agnès Lefort, Pauline Rochon et Eugenie Sharp Lee – qui visaient à sensibiliser les publics ainsi qu’à stimuler la création artistique sous une pluralité de formes. Il y sera notamment question de la promotion par ces femmes de l’art réalisé par des groupes minorisés en raison de leur statut (ou de celui de leur production), de leur religion, de leur provenance géographique ou de leur genre. Enfin, une attention particulière sera accordée aux représentations dans l’espace public de l’activité professionnelle de ces femmes, ainsi qu’aux paramètres et limites de la reconnaissance de leur contribution au développement du secteur culturel.

Notice biographique

Geneviève Lafleur est détentrice d’un doctorat en histoire de l’art avec concentration de troisième cycle en études féministes de l’Université du Québec à Montréal. Sa thèse, produite sous la codirection de Thérèse St-Gelais (département d’histoire de l’art, UQAM) et de Yolande Cohen (département d’histoire, UQAM), portait sur les espaces de diffusion et de sensibilisation artistiques fondés et dirigés par des femmes durant les années 1950 au Québec. Ses travaux ont notamment été publiés dans Vie des Arts (2019, numéro 255) ainsi que dans l’ouvrage Le livre comme art. Matérialité et sens (2013, Éditions Nota bene). En tant que membre du collectif féministe Les Déferlantes, elle a aussi codirigé la publication Remous, ressacs et dérivations autour de la troisième vague féministe aux Éditions du remue-ménage (2011).

Publié le 28 septembre 2020 par Caroline Villemure

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